Une collection digitale d'authentiques vestiges préhistoriques de France, qui couvre les périodes des derniers semi-nomades du mésolithique aux sédentaires du néolithique.
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Cette dalle de grès, présentant un bas-relief attribué au haut Moyen Âge à la période carolingienne, fut découverte aux alentours de l'année 1887 face contre le sol lors de travaux de restauration de l'église de la commune de Rennes-le-Château dans l'Aude. Elle aurait servi à obstruer l'entrée d'un caveau funéraire.
Mesurant environ 131cm de largeur sur 82cm de hauteur pour une épaisseur de 8cm, elle était à l'origine finement décorée et est aujourd'hui très dégradée du fait de son exposition dans le jardin de l'église depuis sa découverte. Elle sera mise à l'abri en 1927, transférée et restaurée au musée lapidaire de Carcassonne en 1955 puis exposée au musée du presbytère de Rennes-le-Château depuis 1970.
La gravure se divise en deux panneaux symétriques montrant deux personnages sous de grandes arches soutenues par des colonnes torses. Une femme à gauche montée en amazone et parée d'une décoration circulaire semble souffler dans un instrument pendant que sa monture incline la tête dans une auge posée au sol. Un chevalier à droite sur sa monture en mouvement brandit une lance et un objet circulaire dans l'autre main.
La partie supérieure est manifestement incomplète et figure différents animaux dans un décor floral.
L’éminent artkéologue J. Oke et son équipe ont retrouvé le trône de la « dame aux fauves ». Une statuette d’argile découverte en 1961 par James Mellaart dans les vestiges de la plus ancienne ville anatolienne du néolithique.
« Cette figure tutélaire découverte dans l’actuelle Turquie et la présence inattendue de son trône sur la commune de Rennes-les-Bains en France nous renseigne sur l’origine des premiers groupes d’agriculteurs et d’éleveurs en Europe occidentale », explique-t-il.
Ce n’est pas sans rappeler une légende qui se murmure dans la région, relatant qu’une reine venue d’une lointaine contrée y trouva refuge. Elle était si belle et sage qu’on lui voua une sincère dévotion.
Il se raconte qu’à sa mort, les sources d’eau commencèrent à bouillir, comme si la chaleur de l’amour qui la liait à ses hôtes s’était répandue dans la terre. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui encore, les eaux chaudes de ce petit village de l’Aude guérissent les maux et réconfortent les cœurs.
Dressé depuis le néolithique sur le plateau de Brie en bordure d'une route de la commune de Neauphlette dans les Yvelines, ce menhir en calcaire local est aujourd’hui divisé en deux dans le sens de la stratification de la roche. D'après un relevé du début du 19e siècle, il aurait été d'un seul bloc, bien que déjà largement fissuré.
Orienté nord-ouest sud-est dans son grand axe, il est légèrement incliné vers le nord-est et mesure environ 2m de hauteur pour une largeur analogue au niveau du sol, allant en se rétrécissant à son sommet.
Dans la littérature du 20e siècle, on trouve la mention d'un second monument distant d'environ 50m, décrivant plusieurs blocs de pierre en forme de galerie et malheureusement détruits aux alentours de l'année 1908.
Dans un champ au sud-ouest de la commune d’Allouis dans le département du Cher se trouve un affleurement ou un bloc de calcaire brunâtre, orienté d’est en ouest et mesurant environ 4m de longueur pour 3m de plus grande largeur. On y trouve d’autres blocs de même nature.
La littérature scientifique du 19e siècle conserve la trace d’un second site qui aurait existé à quelques centaines de mètres vers l’ouest. Décrit comme un énorme rocher gréseux qui fut le centre d’un cromlech constitué d’une douzaine de piliers détruits vers la moitié du 19e siècle. Ainsi que le souvenir de deux menhirs dressés plus à l’est et aujourd’hui disparus.
Ces monuments ont été attribués aux Celtes puis aux Néolithiques ou encore à un jeu de la nature. Il est à noter que leur caractère anthropique demeure incertain.
Dans la forêt du Bois du Palais sur la commune de Villeneuve-sur-Cher à proximité d'une colline qui domine la rive droite de la rivière subsistent les restes d'un dolmen peu connu et partiellement ruiné.
Il est constitué d'une large dalle de chevet et de plusieurs orthostates en calcaire formant une chambre rectangulaire d'environ 3m de longueur pour 2m de largeur s'ouvrant vers l'est, ainsi que des restes probables d'un couloir.
Cette chambre fut recouverte d'une grande dalle de couverture brisée en deux pendant l'hiver 1829 dont il ne reste aujourd'hui que quelques blocs épars.
Dans la seconde moitié du 19e siècle, on y creusa un puits d'extraction à la recherche de minerai de fer exhumant ainsi des ossements humains. Le site sera attribué au Néolithique puis classé au titre des monuments historiques en 1889.
Sur le versant méridional d'une colline à proximité de la commune de Saint-Georges-sur-Moulon dans le département du Cher se trouve un magnifique menhir de granit rouge de forme vaguement anthropomorphe. Ce monolithe mesure environ 150cm de hauteur pour 120cm de largeur au niveau du sol.
Apparaissant couché sur une photographie de la fin du 19e siècle, il fut décrit comme ayant une base se rétrécissant en pointe avec une hauteur totale de 225cm. Il sera probablement redressé à l'occasion de son classement au titre des monuments historiques en 1889.
Il est à noter sur la face ouest ainsi qu'au sommet la présence de sillons parallèles peu profonds dont l'ancienneté et la nature anthropique sont incertaines.
Cette stèle se situe à l’angle sud-ouest de la place de l’Église de Saint-Germain-des-Bois dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Il s’agit d’une dalle de calcaire d’environ 1m de hauteur pour 0,7m de largeur et d’une épaisseur au sol d’environ 0,3m dont la surface tourmentée et perforée semble analogue aux affleurements rocheux des alentours.
Le centre de la face sud-ouest du monolithe présente une fente ainsi qu’un trou naturel dont les parois intérieures ont été polies.
Au pied du monument émerge la tête rectangulaire d’un clou en fer forgé enfoncé dans la roche.
L’attribution chronoculturelle est incertaine, la stèle occupait le centre de l’ancien cimetière désaffecté en 1898 et fut protégée de la destruction par les anciens du village. Elle occupe toujours le centre d’une structure parcellaire radioconcentrique qui pourrait être protohistorique.
Il est à noter qu’une partie de son sommet a été amputé d’une proéminence arrondie encore visible au début des années 1970.
Ce complexe mégalithique est situé proche de la commune de La Vallée en Charente-Maritime et fut à l’origine constitué de trois dolmens de type « Angoumoisin », probablement regroupés sous un même tumulus. Seules deux chambres ruinées sont encore visibles de nos jours.
Il subsiste 9 orthostates délimitant la chambre du dolmen le plus au Nord, ainsi que les restes de sa dalle de couverture. Le second dolmen au Sud se compose de vestiges du couloir et de 5 orthostates supportant une dalle de couverture quadrangulaire massive dont le poids est évalué à 50 tonnes.
Les fouilles réalisées à la fin du XIXème siècle ont livré plusieurs restes de mâchoires humaines, des éclats de silex, ainsi que des fragments de céramiques attribuées au néolithique final et à l’âge du bronze.
Édifiées sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée en Charente-Maritime et distantes l’une de l’autre de 195m, les Pierres Closes de Charras sont des mégalithes uniques dont la structure atypique diffère de celles habituellement rencontrées dans les dolmens.
En effet, leurs “chambres” sont constituées d’un unique monolithe de calcaire rectangulaire et évidé, aux angles intérieurs arrondis puis recouvert d’une dalle de couverture de forme analogue. Elles ne comportent ni orthostates, ni couloir ou entrée. Suggérant ainsi qu’elles étaient destinées à être scellées, d’où la dénomination de Pierres Closes.
Longtemps immergées par les eaux, il faudra attendre la fin du XVIème siècle et les travaux d’asséchement des marais entrepris par le Roi, pour qu’elles émergent peu à peu.
Elles seront signalées pour la première fois en 1812 et protégées au titre des Monuments Historiques en 1889, leur fonction comme leur contenu demeurent une énigme.
Édifiées sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée en Charente-Maritime et distantes l’une de l’autre de 195m, les Pierres Closes de Charras sont des mégalithes uniques dont la structure atypique diffère de celles habituellement rencontrées dans les dolmens.
En effet, leurs “chambres” sont constituées d’un unique monolithe de calcaire rectangulaire et évidé, aux angles intérieurs arrondis puis recouvert d’une dalle de couverture de forme analogue. Elles ne comportent ni orthostates, ni couloir ou entrée. Suggérant ainsi qu’elles étaient destinées à être scellées, d’où la dénomination de Pierres Closes.
Longtemps immergées par les eaux, il faudra attendre la fin du XVIème siècle et les travaux d’asséchement des marais entrepris par le Roi, pour qu’elles émergent peu à peu.
Elles seront signalées pour la première fois en 1812 et protégées au titre des Monuments Historiques en 1889, leur fonction comme leur contenu demeurent une énigme.
Édifié proche de la commune d’Ardillières en Charente-Maritime, ce dolmen est constitué de plusieurs monolithes de calcaire qui pourraient provenir d’une carrière distante d’un peu plus d’un kilomètre.
La face supérieure de la dalle de couverture présente un petit bassin probablement naturel.
Parmi les quatre orthostates, trois sont toujours dressés alors qu’une partie du quatrième repose à l’intérieur du monument.
De forme rectangulaire, la chambre funéraire qui s’ouvre sur le Sud-Est, fut fouillée à plusieurs reprises au cours du 19ème siècle pour n’y découvrir qu’un petit disque d’os gravé et perforé.
Fait rarissime dans le département, l’orthostate Ouest possède une face intérieure gravée d’une longue crosse en relief contenue dans une dépression vaguement anthropomorphe.
Proche de la commune de Belz dans le Morbihan en bordure de la ria d'Étel se trouve un dolmen avec une chambre circulaire qui compte parmi les plus grandes du département.
Aussi appelé « Boccénic Vras », ce monument en dalles de granite local orienté vers l'est-sud-est est constitué d'un couloir d'environ 4m de long menant à une chambre d'un diamètre analogue.
Cette dernière fut explorée en 1866 puis restaurée en 1931, lui donnant une allure rectangulaire. L'ensemble était recouvert d'un cairn circulaire ou ovoïde en encorbellement dont les vestiges sont encore visibles de nos jours.
Les fouilles ont permis d'exhumer les fragments d'une petite céramique de forme quadrangulaire décorée de lignes brisées en chevrons semblables aux coupes à socle cubique du nord du Bassin parisien au Néolithique moyen, une lame et grattoirs de silex, ainsi qu'un morceau de hache probablement du Chalcolithique récent.
Situés sur la commune d’Erdeven dans le Morbihan, ces trois dolmens à couloir semblent constituer la partie septentrionale d’un ancien cairn allongé aux angles arrondis. Il mesurait environ 54 mètres de long pour 24 mètres de large et s’orientait nord-ouest-sud-est, recouvrant un quatrième dolmen à chambre compartimentée attenant.
Le plus imposant des trois est composé d’un couloir menant à une première chambre quadrangulaire surmontée de deux dalles de couverture et d’une seconde chambre latérale. Les deux autres présentent un couloir étroit menant à une chambre simple. Il est à noter que ces trois monuments s’ouvrent au sud-ouest, ce qui est une orientation peu commune dans le Morbihan.
Les différentes fouilles du 19e et du 20e siècle ont permis de mettre au jour des fragments de céramique campaniforme, des haches polies en diorite, des éclats et des outils en silex, ainsi qu’une pointe de flèche à pédoncule. Le site est classé monument historique depuis 1921.
Cette stèle gauloise (ou lech) est située sur l’emplacement d’un ancien cimetière de l’église de la commune de Sainte-Hélène dans le Morbihan. Elle se trouvait auparavant à deux kilomètres plus à l’est en bordure d’un chemin entre Magouérec et Kergourio.
Il s’agit d’une stèle de granite au profil ogival à base quadrangulaire, dont chaque face est divisée au centre par une arête verticale en bas-relief.
Haute d’environ 110cm, elle se rétrécit dans sa partie supérieure qui présente une cupule évasée d’environ 10cm de diamètre et finement travaillée.
La face actuellement orientée au nord comporte une gravure de croix excentrée qui témoigne de la christianisation du monument.
Il existe une vingtaine de stèles inventoriées dans cette zone, elles sont postérieures aux menhirs de plusieurs millénaires et attribuées au second âge du fer. La plupart du temps, il fut découvert des urnes cinéraires inhumées au pied des monuments.
Situé sur la commune de Plouharnel dans le Morbihan à environ 320m à l’est du dolmen du même nom, cette enceinte mégalithique quadrangulaire, orientée selon les axes cardinaux et dont les diagonales marquent les axes solsticiaux, est constituée de 22 menhirs de granite et mesure environ 33m de longueur pour 25m de largeur.
Acquis par l’État, le site fut restauré en 1887 afin d’y redresser plus d’une dizaine de monolithes. Il sera classé au titre des monuments historiques deux années plus tard.
Un relevé antérieur à la restauration ainsi que la présence de blocs affleurants le sol au centre du complexe laissent à penser que l’enceinte actuelle pourrait n’être que les derniers vestiges d’un ouvrage de stèles plus vaste, organisé en files de menhirs et démantelé au milieu du XIXe siècle.
Situé sur la commune d’Erdeven dans le Morbihan en Bretagne, ce dolmen à couloir et chambre compartimentée mesure environ 10m de long et s’ouvre au sud-est.
Son couloir mène à une chambre rectangulaire subdivisée par des cloisons en quatre compartiments latéraux avec leurs propres dalles de couverture. Cette architecture à chambre compartimentée est rare dans le Morbihan et comparable aux monuments analogues du Sud-Finistère.
Dans l’alignement du dolmen, à environ 10m vers le nord-ouest, se trouve une petite enceinte mégalithique de forme ovoïde et qui aurait pu contenir le coffre funéraire dont une partie subsiste proche du monument.
L’ensemble du site est attribué au néolithique final et aurait été recouvert d’un cairn rectangulaire aux angles arrondis.
Édifié en forêt de Floranges sur la commune de La Chapelle-Neuve dans le Morbihan, ce dolmen simple présente trois orthostates agencés en « fer à cheval ». La chambre rectangulaire qui s’ouvre à l’Est, mesure environ 1,80m par 0,80m et est surmontée d’une dalle de couverture qui fut à l’origine recouverte d’un cairn.
La face supérieure de la dalle de couverture présente un ensemble d’une dizaine de cupules anthropiques. Ces dernières étant très vraisemblablement antérieures à l’édification du monument.
La présence de deux autres chambres analogues et partiellement ruinées aux alentours ont livré du mobilier campaniforme daté de la période de transition entre le néolithique final et l’âge du bronze. Le site est classé au titre des monuments historiques depuis le 28 août 1934.
Édifié sur la commune de Carnac dans le Morbihan, ce dolmen à double transept est composé d’un couloir d’environ 8m de longueur, d’une chambre centrale carrée et de quatre autres chambres latérales dont deux sont aujourd’hui ruinées.
Il fut exploré et fouillé par la Société Polymathique du Morbihan en 1866, restauré en 1882 et classé au titre des monuments historiques en 1889. Les objets qui y furent découverts font désormais partie des collections du Musée de Vannes. Il s’agissait de deux vases apodes, de perles de parure en callaïs, de six fusaïoles d’argile et d’éléments de céramiques du néolithique final de type Kérugou.
Situé dans le golfe du Morbihan sur la commune de Locmariaquer, ce dolmen à couloir sous tumulus est orienté nord-sud et mesure environ 14m de longueur.
Il se compose de 5 dalles de couverture et plus d’une vingtaine d’orthostates visibles. Ces derniers sont de différentes natures géologiques, à savoir de l’orthogneiss, du granite de Carnac et un monolithe en migmatite.
Les 8 orthostates qui présentent des gravures semblent avoir été d’anciennes stèles en réemploi. On y trouve des gravures de haches, de crosses, des quadrilatères, des cruciformes, des embarcations et la représentation d’un cétacé qui occupe le centre de la dalle de chevet.
Le sol de la chambre est une grande stèle d’orthogneiss de forme vaguement anthropomorphe et sculptée d’une bande en relief surmontée de deux éléments circulaires aux extrémités. Fouillée en 1912, il fut découvert sous cette stèle des objets en or attribués au néolithique et au campaniforme.
Ce dolmen à couloir partiellement enterré fait partie du complexe funéraire de « Mané Kerioned » qui se trouve sur la commune de Carnac dans le Morbihan.
Orienté d’Est en Ouest, il se compose d’une dizaine d’orthostates visibles, de deux dalles de chevet ainsi que de deux dalles de couverture.
De taille plus modeste et positionné au centre de la partie septentrionale du complexe, il est encadré et agencé perpendiculairement aux autres monuments.
Situé dans la forêt de Floranges sur la commune de Camors dans le Morbihan, ce menhir en granite feuilleté de Lanvaux d’environ 3m de hauteur est attribué au Néolithique.
Il fait parti des deux derniers encore dressés d’un alignement d’une cinquantaine de blocs sur une longueur approximative de 200m.
La face exposée à l’Est présente une profonde gravure des lettres majuscules Alpha et Oméga surmontées d’un cruciforme à socle, laissant envisager une probable christianisation du site.
Cette chambre trapézoïdale à couloir se situe au niveau le plus bas du complexe funéraire de « Mané Kerioned » sur la commune de Carnac dans le Morbihan. Elle est composée de 4 dalles de couvertures ainsi que de 27 orthostates de granite.
La face Ouest comporte 13 orthostates dont 4 sont gravés mais difficilement lisibles.
La face Nord est constituée de deux monolithes dont un gravé. De forme quadrangulaire, il est le plus massif et comporte une iconographie figurative reconnue dans la région : cruciformes anthropomorphes, quadrilatères, cachalot, embarcation, haches, arcs et cercle.
Pour la face Est, nous retrouvons également 4 stèles gravées de sillons, quadrillages, chevrons imbriqués et signes jugiforme.
La stèle n°19 se démarque à de nombreux égards, notamment par son gonflement naturel égalisé par percussions et gravé en son centre d’un symbole circulaire crossé. Son pourtour est souligné d’un sillon et d’un agencement de signes qui pourraient figurer une embarcation.
Le complexe funéraire de « Mané Kerioned » se trouve sur la commune de Carnac et se compose de trois dolmens élevés sur plusieurs niveaux. L’ensemble du site fut recouvert d’un cairn aujourd’hui effondré. Disposés à angle droit les uns des autres, ils sont unique en Bretagne de par leur configuration rectangulaire.
Le dolmen de « Mané Kerioned A » étant le plus élevé, est une tombe trapézoïdale à couloir d’une longueur d’environ 10m pour 2,5m de largeur maximale et est orienté Sud-Sud-Est.
Il est composé de 16 orthostates et 4 dalles de couverture et fut l’objet de plusieurs fouilles et restaurations au cours du 19ème et 20ème siècle.
La plus massive des dalles de forme carré, présente une gravure cruciforme sur son coin orienté à l’Est. Celle-ci pourrait être la marque d’une christianisation tardive du monument.
La butte de « Mané Bogad » se situe sur la commune de Ploemel dans le Morbihan et fut probablement un ancien oppidum gaulois avant les conquêtes romaines. Il y fut découvert les restes de talus fortifiés ainsi que plusieurs urnes funéraires.
Au sommet, trône un ensemble mégalithique bien plus ancien. Un dolmen ruiné à couloir et chambre circulaire dont l’intégralité des dalles de couvertures ont aujourd’hui disparu.
Les fouilles ont mises au jour une quarantaine de petits vases, des tessons de céramiques et des silex taillés dont six pointes de flèche à pédoncule.
L’architecture interne mesure ~10m de longueur pour ~3,3m de largeur. Le couloir orienté Sud-Sud-Est est d’une largeur moyenne d’environ 0,8m.
Il subsiste de son architecture externe un alignement de pierres partant de l’entrée du couloir et délimitant la base du tumulus qui recouvrait l’ensemble. De forme ovoïde, il mesurait ~13m de longueur pour ~10m dans sa plus grande largeur.
Cet abri orné sous platière se situe dans la contiguïté d'une seconde cavité du même nom aux abords de la commune de Noisy-sur-École en Seine-et-Marne.
L'entrée se fait par un porche naturel à l'intersection de deux fractures du grès menant à un bloc gravé de sillons et divers quadrillages.
On y découvre un triangle cloisonné rappelant celui de la cavité voisine et orienté vers ce dernier. Il est également à noter la présence discrète d'une représentation d'herminette ou de hache emmanchée parmi d'autres gravures non figuratives.
La paroi de droite est richement décorée de nombreux quadrillages, sillons, quadrilatères et cruciformes, parmi lesquels figure un animal hachuré à longue queue dont l'ancienneté est incertaine.
Elle mène à un pilier de grès blanc remarquablement orné d'une double rouelle, associée à des quadrillages ainsi que trois cupules alignées et surmontées d'une étoile. On retrouve un alignement de trois cupules analogue parmi les cruciformes et quadrillages du plafond.
À proximité de la commune de Noisy-sur-École en Seine-et-Marne, cet abri orné sous platière présente d’abondantes gravures qui sont pour la plupart bien conservées.
On y pénètre agenouillé par un étroit couloir ouvert au nord-ouest, avant de se redresser dans une cavité géodique tortueuse et décorée de part et d’autre. La paroi du couloir la plus abondamment gravée comprend différents sillons parallèles, des cruciformes et des cupules.
Faisant face à une figure de triangle cloisonné, un quadrillage ouvert, un svastika ainsi qu’un signe constitué de deux chevrons imbriqués répété deux fois.
Sur la corniche surplombant le couloir, on remarque une excroissance de grès gravée de neuf sillons verticaux, proche d’une fine gravure en forme d’oiseau ou d’arbalétiforme reliée par un sillon à un double chevron.
La partie supérieure de la cavité en grès blanc immaculé est la mieux conservée. Elle présente essentiellement des quadrillages hachurés, un chevron et différents sillons.
Classé Monument Historique dès le début des années 50, cet abri attribué à la période du mésolithique se trouve dans la forêt des Trois-Pignons en Seine-et-Marne.
Abondamment gravé, on y trouve de nombreux quadrillages, des regroupements de sillons, des rouelles, des cupules, des marelles ou encore des carrés avec diagonales.
Bien que l’essentiel des gravures soient non figuratives, nous pouvons deviner sur une paroi verticale la présence de deux cervidés. Le premier est orienté vers l’entrée et le second vers le fond de la cavité.
Est une représentation vulvaire découverte en 1981 dans Le massif des Trois Pignons en Seine-et-Marne.
Cette « Magna Mater » préhistorique est unique dans l’art rupestre du Bassin parisien et exceptionnelle à plus d’un titre.
En effet, l’étude des sillons a permis d’établir l’intentionnalité de la gravure par des techniques de rainurages et de piquetages afin d’en accentuer les fissures naturelles.
Ce triangle vulvaire semble associé à une protubérance ovoïde naturelle et est encadré par deux gravures d’équidés. L’étude stylistique du cheval confirme l’attribution de l’ensemble à la culture du Magdalénien ancien au paléolithique supérieur. Cette gravure serait alors la plus ancienne du massif de Fontainebleau.
Une découverte récente en 2018, a mis au jour deux bassins de rétention d’eau aménagés dans une partie surélevée de l’abri. L’eau est absorbée par capillarité et s’écoule par les sillons vulvaire, faisant de cet abri la première installation hydraulique connue.
Situé dans un bois proche de la ferme du Gros Chêne à Vert-Saint-Denis en Seine-et-Marne, ce menhir qui mesure 2,20m de hauteur pour 1,10m de largeur moyenne est formé d’un bloc de meulière irrégulier et fût érigé au Néolithique.
Le monolithe aurait servi de lieu de rassemblement aux membres d’une corporation de bergers avec leurs troupeaux, ce qui explique sa dénomination. Mais les traces de nombreux foyers aux alentours attestent d’une occupation du site bien plus ancienne remontant au Paléolithique.
Il est à noter la présence d’au moins deux autres pierres toutes proches qui pourraient être des morceaux détachés de la face Sud, donnant au monument cette curieuse allure de visage humain que l’on observe de nos jours.
Inventorié au milieu du XIXème siècle et classé monument historique, ce menhir à la forme si particulière mesure environ 2,20m de hauteur pour une largeur analogue. Il reposerait enterré à 1,20m de profondeur sur le sable d’un ancien lit de rivière. Son grand axe est orienté d’Est en Ouest.
La face Nord comprend une petite niche rectangulaire d’environ 30cm par 10cm, entourée de trous circulaires. Il se pourrait que celle-ci ait contenue une statue ainsi qu’une grille de protection, indiquant une possible christianisation du monument.
Toujours sur la face Nord et à l’opposé de la niche, nous pouvons remarquer un agencement de sillons gravés qui semblent anciens et qui ne sont pas documentés à ce jour.
Cette pierre levée découverte en 1976 proche de la ville d’Oncy-sur-École, mesure 0.84m de hauteur pour 0.36m de largeur. Inventoriée dans un premier temps comme menhir, il fut très rapidement envisagé qu’elle soit une borne frontière.
En effet, la gravure en forme d’échelle est surmontée du crosseron épiscopal marquant l’appartenance à une juridiction ecclésiastique. Cette échelle pourrait être la contraction graphique du blason de l’abbaye bénédictine de Chelles, un ancien oratoire mérovingien dédié à saint Georges et fondé par Clothilde, l’épouse de Clovis.
La gravure en forme de cercle sur son autre face semble quant à elle de facture différente et a probablement été gravée après la destruction de l’abbaye, lors des bornages communaux qui suivirent la révolution Française. Il s’agit sans doute de l’initiale de la ville d’Oncy. Cette borne royale a été déplacée et se trouve aujourd’hui dans l’enceinte de l’école communale de Noisy-sur-École.
Classé monument historique depuis 1984 et situé sur un terrain privé de la commune de Brétignolles-sur-Mer en Vendée, ce dolmen à chambre simple se compose de deux orthostates en granite et d’un troisième de quartzite. Ces derniers sont surmontés d’une dalle de couverture ovoïde en quartzite et inclinée vers l’ouest.
Fouillé en 1904, il y fut découvert une sépulture sous dalle contenant un squelette de petite taille et inhumé le crâne positionné à l’ouest, ainsi que des restes de céramiques et d’outils lithiques attribués aux derniers siècles du néolithique.
Classé au titre des monuments historiques depuis 1934 et érigé proche de la commune de Brem-Sur-Mer en Vendée, ce magnifique monolithe de quartzite mesure 2,39m de hauteur pour une largeur maximale d’environ 2,55m.
De forme triangulaire, il présente une protubérance en son sommet. Cet appendice sommital pourrait être caractéristique de l’art néolithique, rappelant la forme de nombreuses stèles-menhirs anthropomorphes connues.
Aujourd’hui isolé, la présence d’un alignement aux alentours est attestée depuis 1901. Il était alors constitué de trois autres mégalithes malheureusement détruits.
La forêt de la Roche Turpin dont l’étymologie viendrait du latin Turpis (difforme, hideux) intéresse depuis longtemps la recherche mégalithique. Ainsi en 1884, fût signalé « les débris d’un dolmen » dont nous perdrons la trace.
C’est en 1941 qu’un dolmen ruiné sera découvert puis inventorié l’année suivante, mais son appartenance à la préhistoire sera remise en cause pour être définitivement abandonnée en 2012. Il s’agissait d’un chaos rocheux à l’allure de dolmen.
Ce monolithe gréseux quant à lui, fut dressé plus à l’Ouest et semble orienté selon les points cardinaux. En 2020, croyant y voir le mégalithe tant recherché par messieurs Devevey et Courty en leur temps, je le signalais avec l’enthousiasme du néophyte.
La réponse fut pour le moins décevante mais pas inintéressante car il s’agissait bien d’une pierre dressée. Néanmoins, la présence d’une carrière à proximité rend sa désignation en tant que menhir plus qu’incertaine, et le plan de débitage de sa face Est ne semble pas préhistorique.
Découvertes parmi les débris de l’ancienne carrière de la Roche Turpin à Bruyères-le-Châtel dans l’Essonne, ces pierres présentent différentes gravures plus ou moins anciennes dont le caractère préhistorique n’est pas attesté.
Le bloc le plus imposant montre des sillons, quadrillages, chevrons et cupules qui rappellent les gravures des abris ornés de la région. Mais l’absence de chaos rocheux à proximité ainsi que le manque d’abris référencés dans le secteur laisse planer le doute sur cette hypothèse.
On y remarque un large et profond sillon qui traverse la pierre dans toute sa longueur et se termine à son extrémité dans un petit bassin naturel évoquant certaines gravures arboriformes connues du Bassin parisien. Les détériorations successives et l’absence de contexte archéologique, font que ces pierres ne sont pas étudiées ni référencées dans les inventaires.
Il est également à noter la présence d’un graffiti moderne daté de 2001 représentant un lièvre, une chandelle et une silhouette de main humaine.
Édifié sur la rive gauche de l’Yerres au cœur de la ville de Brunoy dans l’Essonne, cet alignement est constitué de deux menhirs dressés sur berge et d’un troisième couché dans le lit de la rivière. Son orientation est ouest-nord-ouest, est-sud-est.
Le plus imposant des deux menhirs verticaux se trouve au centre. Il mesure environ 2,5m de hauteur pour 1,5m de largeur moyenne et présente une forme zoomorphe qui pourrait résulter d’une dégradation de sa partie inférieure.
Positionné à quelques mètres du menhir central, ce petit monolithe d’environ 1m de hauteur pour 1,4m de largeur fut probablement de dimensions similaires au précédent. Son sommet présente lui aussi des traces anciennes de mutilations.
Le troisième de forme subtriangulaire et partiellement immergé, est gravé sur quasiment toute sa surface de plus de 70 cupules ovoïdes. Leurs diamètres varient entre 2,9cm et 5,5cm.
Ce remarquable monolithe de grès silicifié se dresse depuis le néolithique sur le plateau des six fermes, tout proche de la ville de Milly-la-Forêt. Orienté d’Est en Ouest, il surplombe la vallée de l’Essonne et mesure 4m de hauteur pour une largeur moyenne d’environ 2m et une épaisseur approximative de 70cm.
La face Ouest présente un motif anthropomorphe complexe obtenu par piquetage, qui fut découvert il y a quelques années sous une épaisse couche de lichens. Cet anthropomorphe cruciforme repose sur une longue ligne horizontale. Sous celle-ci est gravé un rectangle contenant plusieurs formes circulaires.
La face Est présente dans sa partie haute une gravure évoquant un visage avec deux yeux surmonté d’une sorte de coiffe, qui rappelle d’autres gravures retrouvées dans la région.
Situé à moins d’une centaine de mètres au sud-ouest de l’abri orné « VC I », ce deuxième rocher présente sur sa face sud une petite zone richement gravée d’environ 100cm de longueur pour 60cm de largeur.
On y retrouve les mêmes signes géométriques que dans l’abri précédent, des étoiles, des croix, des chevrons, un arbalétiforme ainsi que différents quadrillages et sillons. On peut ajouter à cela un triangle et un losange avec ses diagonales.
Ces deux abris ornés sont les seuls découverts sur cette crête rocheuse qui fut largement exploitée par les carriers pour son grès. Ils sont avec deux autres cavités plus modestes, les derniers vestiges mésolithiques toujours visibles dans la Forêt des Grands Avaux.
Se trouvant au centre d’une éminence du parc du château de Bruyères-Le-Châtel, ce tertre d’environ 20m de diamètre et 2m de hauteur a été assimilé à un tumulus. On y aurait exhumé du mobilier de l’âge du fer.
C’est une grande dalle de grès ferrugineuse du sparnacien du début de l’ère géologique de l’Éocène. Ce type de grès est bien plus ancien que le stampien habituellement utilisé dans la région pour ériger des menhirs, ce qui le rend unique dans tout le département.
De forme sub-réctangulaire, il mesure ~2m20 de hauteur pour ~2m30 de largeur et une épaisseur moyenne de 25cm. Il fut aligné nord-sud et la face contre terre décrite comme profondément cannelée verticalement.
Encore dressé dans les années 70 il sera stabilisé par une dalle de béton, mais quelques années plus tard des travaux forestiers entraîneront sa chute définitive. Une tempête l’achèvera en faisant tomber l’arbre qui le brisera en sept morceaux dont six sont toujours en place aujourd’hui.
Bien que ce menhir soit en bordure d’une route reliant Beauvais et Loutteville dans l’Essonne, il ne fut découvert qu’en 1993. C’est un monolithe de forme carré qui mesure environ 2,20m de hauteur pour une largeur analogue et une épaisseur moyenne de 60cm.
Un sondage bilatéral a été effectué jusqu’à sa base 1m plus bas et a permis d’extraire de la céramique datée de l’âge du bronze final, ce qui laisse supposer une réutilisation tardive du monument.
La face sud présente un ensemble de gravures piquetées difficilement lisibles. On peut noter à environ 1m60 du sol la présence d’un motif « arciforme à court appendice apical » ainsi que six autres figures plus ou moins rectangulaires.
Une cavité naturelle en forme de « cloche » est présente sur la face nord, rappelant la gravure. On y remarque une cupule qui pourrait être naturelle ainsi qu’un long sillon piqueté partant de celle-ci jusqu’à l’extrémité ouest du monolithe. Ce dernier sillon non documenté à ce jour, a été signalé et authentifié.
Classé monument historique depuis 1921, ce petit menhir se trouve au bord de l’Yerres dans la commune de Boussy-Saint-Antoine.
Il mesure 1.85m de hauteur pour une largeur à sa base de 1.40m et d’une épaisseur moyenne d’environ 0.65m. Il est positionné à angle droit de la rivière.
Sa face Sud présente un trou en son sommet, qui aurait été grossièrement percé à une époque ancienne. Le deuxième de la face Est était observable jadis mais n’existe plus aujourd’hui. La surface présente de petites cupules isolées ou parfois regroupées par paire qui peuvent être naturelles.
Les trous de la face Est sont quant-à eux artificiels, ils ont servi à accueillir un panneau avec le nom du monument.
Découverte proche de Janville-sur-Juine dans l’Essonne, cette chambre funéraire du néolithique se compose de neuf pierres de supports et d’une dalle de couverture en grès d’environ 16 tonnes.
Elle s’apparente à un dolmen de type angevin originellement sous tumulus et partiellement ruiné. On y a découvert une meule dormante finement piquetée et polie qui fait désormais partie de la collection du Musée de Préhistoire d’Île-de-France.
La fouille de la chambre funéraire a livré une dizaine de squelettes orientés vers l’est et reposants sur un lit de galets. Malheureusement, celle-ci est régulièrement dégradée par différents graffitis modernes.
La dalle de couverture présente plusieurs bassins naturels et des sillons longtemps considérés comme polissoirs. Il s’agirait plutôt de gravures et du réemploi d’un bloc d’abri orné du mésolithique, la période qui précède le néolithique.
Il est à noter une architecture orientée d’est en ouest, et la présence d’une probable antichambre contre les deux pierres de chevet.
Cet abri orné d’environ 5m de long est situé sur une crête de grès entre Loutteville et Beauvais dans l’Essonne. Une fouille a mis en évidence une lame de silex émoussée qui aurait pu servir de gravoir.
Son panneau principal est très abîmé et cette desquamation est caractéristique d’une dégradation par le feu. Ce qui rend certaines gravures illisibles et irréversiblement perdues.
Un panneau épargné par le feu présente des gravures notables, comme une étoile rayonnante, des croix sur socle, un symbole arbalétiforme et un double chevron.
Certaines gravures donnent l’impression d’avoir été composées avec les irrégularités des parois. Comme ce quadrillage précédé de deux sillons qui semblent sortir d’une cavité naturelle.
La particularité de cet abri est la présence de gravures d’oiseaux ou d’anthropomorphes, dont la plus originale a la tête piquetée et surmontée de petits sillons.
Ce menhir en grès siliceux dit de Fontainebleau mesure 1m85 de hauteur pour 90cm de largeur et une épaisseur moyenne de 50cm en se rétrécissant à son sommet.
Il a été dressé en bordure du plateau qui domine la vallée de Prunay dans l’Essonne et penche vers celle-ci d’environ 25° à 30°.
La face orientée au nord se démarque par sa planéité et présente un agencement circulaire de cupules ou de percutages ainsi qu’une série d’alignements sinueux plus petits qui semblent se prolonger sur la face ouest.
Ces traces sont peu lisibles et n’ont à ce jour jamais été documentées. Il se pourrait qu’elles soient de facture plus récente car dans son inventaire de 1975, John Peek décrit des surfaces très unies.
Proche du menhir et dépassant du sol, se trouve une autre pierre plus petite et de nature différente. Il s’agit peut-être d’une des pierres de calage décrites en 1914 par la Société préhistorique Française.
Le menhir de la « La Pierre Beaumirault » se trouve au sud de Bruyères-le-Châtel dans l’Essonne, proche de l’antique confluent des rivières de la vallée de l’Orge.
Attribué au Néolithique, c’est un monolithe de grès quartzeux lustré en forme d’ogive. Il mesure environ 1m95 de hauteur pour une largeur d’environ 1m90 à sa base et d’une épaisseur allant de 70cm en se rétrécissant à 25cm au sommet.
Orienté vers le nord-ouest, il est incliné d’environ 17° vers le sud-est et serait enfoncé dans le sol d’au moins 1m50, ramenant sa taille présumée à un minimum de 3m45.
On peut remarquer plusieurs dépressions circulaires dans le sol proche de son emplacement.
Pourquoi Artkéo ?
En 2019 débute Artkéo, une collection digitale de véritables mégalithes et d'art rupestre reconstruits en 3D et publiquement accessible sur internet. Ayant pour but de réunir et partager plusieurs passions que sont l'art, la préhistoire et les nouvelles technologies dans un même projet et de participer à faire découvrir au plus grand nombre un patrimoine encore largement méconnu.
Comment ça fonctionne ?
La reconstruction photogrammétrique est une technique permettant la capture d'un sujet à partir de prises de vues photographiques au sol et/ou aériennes réalisées sous un maximum d’angles possibles. Le modèle 3D ainsi généré est une copie virtuelle proche de la réalité.
Peut-on visiter les monuments originaux ?
Oui, ils sont librement accessibles et pour la plupart classés et protégés au titre des monuments historiques. Il est donc nécessaire, lors de visites, de respecter l'intégrité des sites en participant à la préservation de ce patrimoine culturel plurimillénaire.
GARCIA D. et BOUIRON M. 2023 Atlas archéologique de la France, Éditions Tallandier/Inrap.
GHESQUIÈRE E., MARCHAND G. 2010 Le Mésolithique en France, Archéologie des derniers chasseurs-cueilleurs, Éditions La Découverte/Inrap.
DEMOULE J.-P. 2007 La révolution néolithique en France, Éditions La Découverte/Inrap.
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BRIARD J. 2018 Les mégalithes, ésotérisme et réalité, Éditions Jean-Paul Gisserot.
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POURTAUD J.-S., OLIVET Y. 2015 Dolmens, menhirs, tumulus et pierres de légendes de Charente-Maritime, Éditions Le Croix vif.
BÉNARD A. 2012 Les mégalithes de l'Essonne, Tome XXI Société historique et archéologique de l'Essonne et du Hurepoix.
CASSEN S., TINEVEZ J.-Y. 2012 Les Mégalithes de Locmariaquer, Éditions du Patrimoine.
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Le Mésolithique est la période qui s'étend d'environ 9600 à 5800 ans avant notre ère en France, marquant la fin de l'ère glaciaire. C'est la diversification des économies basées sur la collecte et la chasse au sein de territoires limités et les premières tentatives d'habitats semi-nomades.
À la fin du Pléistocène, le dernier maximum glaciaire laisse place à un réchauffement climatique progressif et une lente transformation de l'environnement. Le Protomagdalénien rompt avec l'industrie Solutréenne et travail le bois de renne.
Le Magdalénien développe et adapte son outillage gravé de motifs géométriques ou figuratifs. Il maitrise son art pariétal et rupestre, les sagaies composites, les parures et les instruments de musique en os.
À la fin du Dryas ancien, l'interstade de l'Alleröd va voir l'accroissement de la végétation et des zones forestières. Le Magdalénien devient progressivement l'Azilien et ses variantes locales. L'art figuratif semble se raréfier, découverte de la colle à base de chaux, production de galets décorés, conception de harpons plats en bois de cerf et perfectionnement notable de l'arc.
Fin du dernier sursaut glaciaire lors du Dryas récent, qui marque l'entrée progressive dans l'époque toujours en cours de l'Holocène. Le Laborien, un temps contemporain de l'Azilien, lui succède et semble renouer avec l'art figuratif en perpétuant la production des galets décorés de son prédécesseur.
Régionalisation croissante des groupes Humains. Apparition supposée des abris ornés du Bassin parisien et de leurs gravures non figuratives, des premières grandes nécropoles, des pirogues et de la production massive de microlithes géométriques.
Le territoire est divisé en deux grandes zones de chasse. Le Beuronien au nord et le Sauveterrien au sud. Ces deux grands ensembles se rencontrent dans un espace mixte autour de la Loire. Le Bertheaume occupe le Finistère et le Horsham les rives de la Manche.
La remontée des mers sépare peu à peu l’Angleterre du littoral manchois, pendant que de nouvelles industries venues du nord progressent jusqu'à la Seine et la Marne. Le groupe Rhin-Meuse-Escaut va bouleverser durablement les frontières du Beuronien qui recule entre Seine et Loire. Au sud, le Sauveterrien évolue vers le Montclusien et conserve en grande partie l'intégrité de son territoire.
Arrivée de la première culture agro-pastorale depuis le Moyen-Orient, qui se sédentarise dans le pourtour méditerranéen. C'est le début de la transition néolithique et des prémices de l'agriculture, de l'élevage et des premiers réseaux d'échanges longues distances. Production de pierres polies, de céramiques imprimées, utilisation massive du bois et des fibres végétales.
Alors que le Horsham disparait, le groupe Rhin-Meuse-Escaut conserve ses frontières au nord. Le Téviecien occupe désormais l’ancien territoire du Bertheaume étendu jusqu'à la Vilaine et le Retzien apparait par phases successives dans le centre-ouest. Au sud, les échanges techniques entre les sociétés sédentaires du littoral et les groupes semi-nomades produisent de nouvelles industries. Le groupe Gazel-Cuzoul dans l'ouest et le Castelnovien à l'est.
Arrivés par les Balkans, de nouveaux groupes agro-pastoraux franchissent le Rhin. C'est le second courant de néolithisation du territoire. Dans le même temps au sud, la progression du courant méditerranéen semble ralentir. Le groupe Gazel-Cuzoul répand son industrie vers le nord par la vallée du Rhône et l'Aquitaine.
Convergence des deux principaux courants de néolithisation dans le centre du territoire jusqu'en Bretagne, le Rubanée danubien suivi du Cardial méditerranéen avec les derniers groupes de semi-nomades autochtones. Les groupes sédentaires recouvrent désormais l’intégralité du territoire. Édification des premiers mégalithes connus le long des côtes Atlantiques. Au sud, les groupes issus du cardial vont initier le Chasséen et au nord, ceux du rubané, la culture de Villeneuve-Saint-Germain.
Du rubané de l’est apparait la culture de Rössen, qui devient le Bischheim occidental. Au nord, la culture de Cerny issue du Villeneuve-Saint-Germain laisse place au Chasséen septentrional, au Noyen et au Michelsberg. Diffusion des dolmens, les sépultures mégalithiques semblent se démocratiser et devenir collectives.
Pendant que la métallurgie du cuivre apparait, la maitrise de l’industrie lithique atteint son apogée avec la retouche par pression. Du Chasséen émergent de nombreux groupes culturels et le mégalithisme se répand dans tout le territoire. Édification de stèles anthropomorphiques et de dolmens à couloirs dans le sud ou des grandes allées couvertes au nord.
Complexe culturel du Campaniforme. La hiérarchisation de la société s’intensifie.
Sous-période actuelle du Méghalayen. Apparition de l'industrie du bronze venue du Proche-Orient, dans l’est et le long des côtes Atlantiques.
Le territoire se divise en trois grandes aires culturelles, l'aire atlantique à l'ouest, qui s'étend de l'Angleterre au Portugal. L'aire nord-alpine au centre-est, qui s'étend à la Suisse et au sud de l'Allemagne jusqu'en Autriche. L'aire ibérique au sud, qui s'étend jusqu'au sud de l'Espagne. C'est le temps des chefferies, des sites fortifiés et des spécialisations artisanales.
Apparition de l'industrie du fer. Culture celtique hallstattienne. Perfectionnement du four et inhumations sous tumuli individuels ou collectifs.
Culture celtique laténienne.
Début de notre ère. Culture gallo-romaine. Les sépultures à crémation sont dominantes.
Le Néolithique est une période qui s'étend d'environ 5800 à 2100 avant notre ère en France. C'est l'émergence de l'agriculture et de l'élevage avec la sédentarisation des populations puis l'apparition du phénomène mégalithique ainsi que des premiers réseaux d'échanges longues distances.
Inventorié au milieu du XIXème siècle et classé monument historique, ce menhir à la forme si particulière mesure environ 2,20m de hauteur pour une largeur analogue. Il reposerait enterré à 1,20m de profondeur sur le sable d’un ancien lit de rivière. Son grand axe est orienté d’Est en Ouest.
La face Nord comprend une petite niche rectangulaire d’environ 30cm par 10cm, entourée de trous circulaires. Il se pourrait que celle-ci ait contenue une statue ainsi qu’une grille de protection, indiquant une possible christianisation du monument.
Toujours sur la face Nord et à l’opposé de la niche, nous pouvons remarquer un agencement de sillons gravés qui semblent anciens et qui ne sont pas documentés à ce jour.
Inventorié au milieu du XIXème siècle et classé monument historique, ce menhir à la forme si particulière mesure environ 2,20m de hauteur pour une largeur analogue. Il reposerait enterré à 1,20m de profondeur sur le sable d’un ancien lit de rivière. Son grand axe est orienté d’Est en Ouest.
La face Nord comprend une petite niche rectangulaire d’environ 30cm par 10cm, entourée de trous circulaires. Il se pourrait que celle-ci ait contenue une statue ainsi qu’une grille de protection, indiquant une possible christianisation du monument.
Toujours sur la face Nord et à l’opposé de la niche, nous pouvons remarquer un agencement de sillons gravés qui semblent anciens et qui ne sont pas documentés à ce jour.